6 RAISONS – URGENTES – D’ABANDONNER LA DÉMOCRATIE

Si l’on veut éviter une guerre civile, changeons de système AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD.

Le philosophe Paul Ricoeur (cité par l’Internaute.fr) donne cette définition de la démocratie :

« Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage ».

J’adore cette définition.

Mais avant tout, comme pour chaque examen, inspectons avec attention les critères de sélection finaux. Contrôlons la dynamique de la sanction qui nous fera réussir – ou rater – l’exercice, ici l’arbitrage.

Car le but est bien là. Il nous faudra passer l’étape ultime, l’arbitrage, avec succès. Tout le reste n’est que balivernes et billevesées.

Donc l’ultime étape, le couperet, l’arbitrage, le jugement dernier – en démocratie – s’appelle la MAJORITÉ (plus ou moins du peuple, plus ou moins représentative et plus ou moins pondérée). C’est donc une question de QUANTITÉ. On sera jugé sur un critère de MASSE.

L’intelligence de la solution, la créativité de la proposition, la cohérence, la flexibilité et l’adaptabilité du projet ne comptent absolument pas s’ils ne conviennent pas à la MAJORITÉ de la MASSE.

la DÉMOCRATIE juge une solution – uniquement – sur des critères de la MAJORITÉ de la MASSE.

Essayez de repasser l’histoire avec Galilée, Mozart, l’homéopathie, les appareils numériques chez Kodak. Vous serez É-L-I-M-I-N-É-S. C’est d’ailleurs ce qui a fait la grandeur…. de la chute… de Kodak.

Maintenant qu’on connaît les critères de sélection finaux, reprenons notre énumération.

Est démocratique, une société…

1.-  “…..qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt

Rappel : on JUGERA la solution sur des critères de MAJORITÉ de MASSE.

Pour réussir l’exercice, on s’appuiera donc sur les intérêts de la plus grande frange de la population uniquement, susceptibles d’emporter la MAJORITÉ.

On « aménagera » ces intérêts – à court terme (c’est déterminant) – pour y adjoindre d’autres personnes afin de trouver une majorité (50 % + 1 voix).

Si la solution ne passe pas en l’état, on lui adjoindra quelques mesures fiscales et/ou sociales. Et le tour – car c’en sera un – est joué.

2.-  “….et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans…

Rappel : on JUGERA la solution sur des critères de MAJORITÉ de MASSE.

Comprenez «associer à part égale» comme le mensonge ultime et mortel de la démocratie. Nous ne sommes pas égaux, ne le serons jamais. Associer à part égale est la promesse mensongère qui dénature la démarche de base, mais qui va permettre de soumettre le verdict à une MASSE de gens en calmant d’avance la minorité perdante.

C’est la fakenews la plus grossière à laquelle on nous demande de croire.

Le poids de la grève d’un aiguilleur du ciel ou d’un conducteur de métro n’a et n’aura jamais le même impact que la grève des bûcherons ou des représentants de salle de bains. Et je ne parle même pas de la grève des pompiers ou des médecins urgentistes.

La MASSE en démocratie n’accepte pas les contradictions des MINORITÉS

3.-  “…. l’expression de ces contradictions

Rappel : on JUGERA la solution sur des critères de MAJORITÉ de MASSE.

On ne tiendra compte que des seules expressions de la MASSE. Sinon pourquoi aurions-nous refusé les minarets ? (Si vous avez un doute rappelez-vous de Galilée hier, et les climato-sceptiques d’aujourd’hui).

Mais il y a plus grave. Il y a deux groupes totalement différents de «contradictions» à régler :

  • les contradictions IMPOSABLES – (tout le monde doit conduire à droite (ou à gauche))
  • les contradictions NÉGOCIABLES et AMÉNAGEABLES – (pour autant qu’elle ait des freins et des phares, chacun est libre d’acheter – ou de ne pas acheter – la voiture de son choix).

La MASSE – lisez le peuple – en démocratie, est souveraine. Et elle en ABUSE, faisant passer dans le premier groupe, des décisions du second

Nous devons – à tort – tous avoir la même scolarisation (Harmos), la même assurance maladie (LAMAL), le même rapport avec l’environnement (LAT), alors que nous pourrions très bien vivre AVEC ces contradictions. Le dictât de la MASSE – décrété par la démocratie – nous IMPOSE son choix médian. Cela s’appelle un ABUS de POUVOIR

4.-  “…..l’analyse de ces contradictions

Rappel : on JUGERA la solution sur des critères de MAJORITÉ de MASSE.

Hormis la dérive décrite ci-dessus, le second facteur pénalisant le système est la méconnaissance de la MASSE.
La MASSE n’est assez formée pour analyser tous les problèmes, les contradictions et juger de leurs solutions.

  • Si le dictât par la MAJORITÉ de la MASSE est le problème principal.
  • La MÉCONNAISSANCE de la MASSE est certainement la raison principale de ses – mauvais – choix.
La MASSE ne supporte pas la DIFFÉRENCE.

5.- “…..la mise en délibération de ces contradictions

Rappel : on JUGERA la solution sur des critères de MAJORITÉ de MASSE.

Mal analysées, mal comprises, nous n’avons – en plus – pas assez de recul ni de vue d’ensemble pour relativiser et intégrer les contradictions dans un système de plus en plus complexe.

La MASSE ne supporte pas la différence – le plus souvent – par ignorance. Les contradictions, c’est dérangeant et effrayant pour la MASSE qui s’en remet aux choix collectifs SANS avoir le courage d’une RÉELLE DÉLIBÉRATION.

Combien de personnes de la MASSE ont un VRAI ami musulman, homosexuel ou vraiment riche, pour lui poser des questions et se faire une VRAIE opinion avant d’aller voter ?

Les contradictions sont mal présentées à la MASSE par ses journaux de MASSE. Personne n’a le recul, la vue d’ensemble pour les hiérarchiser et les rendre cohérentes à un système global.

6.-  “…..en vue d’arriver à un ARBITRAGE”

Dernier rappel avant la sanction : on JUGERA la solution sur des critères de MAJORITÉ de MASSE.

L’arbitrage. C’est la pierre angulaire, mais aussi la pierre d’achoppement du système.

L’arbitrage final par la MAJORITÉ de MASSE sera la raison de la faillite du système.

Il ne nous encourage pas à trouver une solution innovante, flexible et adaptable.

C’est une SOLUTION MÉDIANTE dans laquelle PERSONNE ne se reconnaît totalement, fait pour un ensemble de PERSONNES qui n’existe pas.

Le DICTÂT de l’ARBITRAGE final – en démocratie – par la MAJORITÉ de MASSE cumule toutes les erreurs.

Les choix, et les résultats devraient rester – au contraire le plus possible – personnels.

La solution ne se trouve pas dans une augmentation de la démocratie, ni même dans son amélioration. La solution se trouve dans un redimensionnement de la démocratie dans les – rares – domaines où la liberté de Jean est totalement incompatible avec le choix de Paul.

Le dictât de l’arbitrage de la MAJORITÉ de MASSE est un abus de pouvoir.
  • L’arbitrage par la MAJORITÉ de MASSE ne doit intervenir si – et seulement si – le choix personnel met en danger la personne qui n’aurait pas fait le même choix. C’est la raison – unique – pour laquelle on est obligé de rouler tous du même côté.
  • L’arbitrage par la MAJORITÉ de MASSE n’est même pas la meilleure solution pour la MAJORITÉ. Cela revient à faire deux propositions à un “citoyen médian”. La solution médiane imposée est mathématiquement celle qui, à sa droite comme à sa gauche, a le même nombre de partisans (+ ou – 1 évidemment pour faire la majorité (QUANTITÉ)).

La BONNE NOUVELLE c’est que nous sommes – déjà – entrés dans une période de “postdémocratie” qu’on ne peut pas encore appeler différemment car ne sachant pas encore en quoi elle consiste exactement.

L’autre BONNE NOUVELLE c’est que la “postdémocratie” viendra indépendamment de la démocratie, sans elle, sans son appui. Et c’est irréversible.

Prenez l’exemple des photos. Sans la pellicule Kodak, actuellement vous faites plus de photos, beaucoup moins chères, mieux réussies (car vous pouvez jeter sans regrets vos nombreux essais) et vous les partagez plus facilement et de façon beaucoup mieux ciblée.

Faisons l’analogie avec l’école, l’assurance maladie, vos intérêts spécifiques, les grands projets pour l’humanité ou les derniers résultats de votre club de football préféré.

Vous pourrez bientôt partager vos expériences SANS L’ACCORD de la  MAJORITÉ de la MASSE.

C’est ce que j’appelle les communautés de risque (par analogie avec les assurances). J’en parlerai dans un prochain billet.

C’est le début d’une NOUVELLE FORME D’ORGANISATION, irréversible.

N’attendez pas de la démocratie qu’elle vous aide à développer le nouveau système.

Car rappelez-vous, ce n’est pas Kodak qui a commercialisé l’appareil numérique.

Ça lui fait très peur à la démocratie. Très, très peur. Elle n’aime pas les CHOIX PERSONNELS. Des choix personnels, comme pour les photos

Tout le secret est là.

Je vous souhaite une douce et agréable journée.
Mes meilleurs vœux pour l’an 2019… et suivants.

PS : Mais on nous ment. Attention aux fakenews qui déforment les informations.
Rendez-vous jeudi prochain