RAPPELEZ-VOUS – IL Y A 20 ANS

OCTOBRE 2001 – SWISSAIR – C’EST FINI

La fierté de la Suisse en prend un coup. C’est l’embarras, puis la colère.

RAPPELEZ-VOUS – IL Y A 20 ANS
Le «grounding» de la compagnie Swissair fait le tour du monde. LA FAILLITE cloue au sol 260 avions et environ 19 000 passagers et prend ses milliers d’employés par surprise.

Swissair a été une fierté nationale et une source de profits importants pendant des années.

Sa chute montre qu’une constellation de mauvaises décisions ont rendu sa faillite possible. La mauvaise gestion, l’arrogance de son modèle économique et une stratégie de fuite en avant, font que le conseil d’administration annonce une perte historique de CHF 2,9 Mia pour l’année 2000.

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La DÉMOCRATIE a permis à nos Autorités politiques de s’approprier un pouvoir, sans en avoir les compétences, ni en assumer les responsabilités.

Le tribunal de district de Bülach acquittera les 19 dirigeants accusés dans la débâcle du défunt groupe aérien. Le gouvernement lui-même ne sera pas inquiété. Ainsi la faillite de Swissair, n’apprend rien à notre démocratie de ses limites lorsqu’elle confie la gestion – par ses Autorités élues – des sociétés nationales.

Swissair disparaît après 71 ans malgré un soutien financier – de dernière minute – de CHF 2,1 Mia. Les coûts administratifs liés à la liquidation de Swissair – qui prendra 20 ans – s’élèveront à plus de CHF 300 Mio SANS REMISE EN CAUSE DU SYSTÈME DÉMOCRATIQUE qui n’assume PAS SES RESPONSABILITÉS.

La DÉMOCRATIE n’apprend rien de cet ÉCHEC

Elle a montré sa totale incompétence. Elle persiste à échouer – lamentablement – dans la gestion des choix de ses – de plus en plus rares – PARTICIPANTS dans un marché PUBLIC face à des sociétés privées. Il y aura la Poste Suisse, les TÉLÉPHONES, les CFF, le service de la SANTÉ, l’ÉCOLE, etc…. lorsqu’elle perd son « ancien » monopole.

Le SYSTÈME MAJORITAIRE (dit démocratique) n’est pas capable de gérer les choix en période de changements importants. Lorsque le monde évolue, il n’existe pas de solution de consensus – politiquement correct – capable de régler les changements en réalisant – rapidement – les arbitrages indispensables. En octobre 2021, le Conseil Fédéral, portera – certainement – un coup fatal à sa crédibilité de « leadership » en faisant l’acquisition d’avions militaires (pendant une pandémie) – dévastatrice – qu’il aura été incapable – une nouvelle fois – de gérer.

On ne refait pas l’histoire. Mais SWISSAIR, au moins aurait dû nous éviter de refaire les MÊMES erreurs.

Combien d’électeurs ont appris quelque chose et seront capable lors du prochain choix – démocratique – de faire un meilleur choix de leur « MAJORITÉ PLUS CAPABLE » ? Posons la question différemment. Combien se sont renseignés et seraient à même de « MIEUX » choisir les Autorités 20 ans après ? Est-ce que les citoyens suisses ont mis en place des Autorités différentes, qui prennent de meilleures décisions ? Après la PANDÉMIE, il est à craindre que non. Bien que les dégâts de la prochaine crise seront sans commune mesure avec ce qui vient de se passer.

La démocratie materne les citoyens. Il est urgent de leur permettre de s’ÉMANCIPER.

La démocratie – tyrannie d’un système majoritaire qui a « hacké » le pouvoir, – met en danger plus qu’autre chose. Si elle ne permet pas – à ceux qui le veulent – de faire des choix personnels en prenant LEURS RESPONSABILITÉS pour devenir autonomes, son diagnostic vital est « réservé ».

Permettre de s’AFFRANCHIR du joug de la majorité, c’est éviter une « crise d’adolescence des minorités », et c’est vital au système politique suisse. C’était une question de survie pour le système ET pour ces minorités afin d’éviter cette chute de confiance et une guerre civile.

L’Eglise Catholique doit sa survie au fait qu’elle n’excommunie que ses pratiquants.